Depuis 2024, Google sanctionne la publication de contenu tiers sur un site établi dans le seul but de profiter de la bonne réputation de ce site pour mieux se classer. Le mécanisme de sanction ne change pas de nature, mais il se scinde géographiquement : pour les internautes situés hors de l'Espace économique européenZone regroupant les pays de l'Union européenne ainsi que l'Islande, le Liechtenstein et la Norvège., l'action manuelleSanction décidée par un examinateur humain chez Google, et non par un algorithme, qui dégrade la visibilité de tout ou partie d'un site dans les résultats. continue d'affecter directement les résultats de recherche pour la partie du site concernée, le reste du site restant intact. Pour les internautes situés dans l'EEE, l'effet de l'action manuelle ne s'applique pas.
À la place, Google décrit un traitement différent pour l'EEE : la section concernée du site peut être séparée dans ses systèmes, de sorte qu'avec le temps elle se classe indépendamment du reste du site. Autrement dit, au lieu d'une dégradation décidée manuellement, c'est le lien de réputation entre la section hébergée et le domaine hôte qui est coupé. La section n'est pas pénalisée, elle cesse simplement d'hériter de ce qui faisait sa force : la notoriété du domaine sur lequel elle est posée.
Concrètement, si un média héberge un répertoire de bons plans ou de codes promotionnels exploité par un partenaire, du type exemple.fr/reductions/, ce répertoire cesse d'être évalué comme une partie de exemple.fr dans les résultats servis en Europe. Il devra tenir sur ses propres mérites. Google précise que la bascule n'est pas immédiate mais s'installe dans le temps.
La procédure d'information ne bouge pas. Les propriétaires de sites continuent d'être notifiés dans la Search ConsoleInterface gratuite de Google où un propriétaire de site consulte ses performances dans la recherche et reçoit les messages officiels, dont les notifications de sanction. lorsqu'une action manuelleSanction décidée par un examinateur humain chez Google, et non par un algorithme, qui dégrade la visibilité de tout ou partie d'un site dans les résultats. est appliquée, et peuvent déposer une demande de réexamenRequête envoyée depuis la Search Console pour demander à Google de réévaluer une sanction, en général après correction du problème signalé. s'ils estiment que la mesure est une erreur. Nouveauté sur le volet contentieux : après une demande de réexamen, les sites éligibles auront aussi la possibilité de porter le litige en médiationProcédure de règlement d'un litige avec l'aide d'un tiers neutre, en dehors des tribunaux., via le dispositif de médiation Google Search prévu pour les relations plateforme-entreprises.
Un point mérite l'attention des sites internationaux : Google indique qu'une page peut parfaitement faire l'objet d'une action manuelleSanction décidée par un examinateur humain chez Google, et non par un algorithme, qui dégrade la visibilité de tout ou partie d'un site dans les résultats. alors que l'effet ne sera visible que pour les internautes hors EEE. La notification reçue dans la Search ConsoleInterface gratuite de Google où un propriétaire de site consulte ses performances dans la recherche et reçoit les messages officiels, dont les notifications de sanction. ne se traduira donc pas nécessairement par une chute observable sur le trafic européen, ce qui peut brouiller la lecture des rapports de performance pour un site dont l'audience est majoritairement européenne.
Google encadre l'annonce d'une réserve explicite sur le cadre réglementaire : l'entreprise se dit toujours préoccupée par le fait qu'une application trop large du DMARèglement européen sur les marchés numériques qui impose des obligations aux très grandes plateformes, dont le moteur de recherche de Google. pourrait l'empêcher de traiter de véritables menaces pour l'intégrité de ses résultats. Le message est clair sur ce qu'il faut comprendre de cet ajustement : ce n'est pas un assouplissement de la politique elle-même, que Google réaffirme, mais un changement de moyens d'application sur le territoire européen.